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Où s'en va l'économie?

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Informations récentes de la Banque du Canada

Les renseignements les plus récents concernant les interventions, les politiques et les prévisions de la Banque se trouvent dans les communiqués, les discours, les publications ainsi que dans d'autres sections du présent site.

« Ce n'est pas le moment de nous reposer sur nos lauriers. L'audace sera de mise dans les sphères publique et privée, au pays comme à l'étranger, pour que la reprise soit solide. »

Mark Carney, gouverneur, Banque du Canada
16 juin 2010, Charlottetown (Î.-P.-É.)

Les perspectives

La reprise économique au Canada se déroule essentiellement comme prévu et est alimentée par les dépenses publiques et les dépenses de consommation, selon la livraison de juillet 2010 du Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada. Le pays produit maintenant presque autant que juste avant la récession.

La Banque estime maintenant que, sous l'effet de l'affaiblissement et de l'incertitude accrue des perspectives de l'économie mondiale, l'économie canadienne progressera de 3,5 % en 2010 et de 2,9 % en 2011 – un rythme un peu plus lent que projeté dans le Rapport d'avril –, puis de 2,2 % en 2012. En conséquence, l'économie devrait tourner à plein régime à la fin de 2011, soit six mois plus tard qu'on ne l'envisageait en avril. L'inflation devrait demeurer près de la cible de 2 % de la Banque jusqu'à la fin de 2012.

Le taux d'intérêt directeur

Le 20 juillet, la Banque a relevé son taux directeur, le faisant passer de 1/2 % à 3/4 %. Ce taux influence celui des prêts accordés par les institutions financières, la demande de biens et de services et, finalement, l'inflation.

(En avril 2009, lorsque l'économie était en récession, le taux directeur avait été fixé à 1/4 %, touchant ainsi un creux historique et sa valeur plancher. Afin de stimuler encore davantage l'activité économique, la Banque avait aussi pris l'engagement sans précédent de maintenir ce bas taux jusqu'en juin 2010, sous réserve des perspectives en matière d'inflation. À la faveur de la reprise observée dans les premiers mois de 2010, la Banque a mis fin à son engagement conditionnel en avril et a porté le taux directeur à 1/2 %, le 1er juin 2010.)

La Banque estime que, à 3/4 %, le niveau du taux directeur " laisse en place un degré de détente monétaire considérable " qui contribuera à maintenir la reprise sur une trajectoire compatible avec l'atteinte de la cible d'infl ation de 2 % visée par l'institution. Étant donné l'incertitude notable pesant sur les perspectives, toute nouvelle réduction du degré de détente monétaire devra être évaluée avec soin, en fonction de l'évolution économique à l'échelle nationale et internationale.

Le contexte

La reprise économique à l'échelle du globe, qui est vitale à l'économie canadienne, se poursuit mais n'est pas encore autosuffisante, l'activité du secteur privé n'ayant pas encore complètement remplacé les mesures de relance adoptées par les autorités publiques pour faire face à la crise.

  • Les consommateurs, les entreprises et les gouvernements dans plusieurs pays avancés s'emploient à réduire leur niveau d'endettement, ce qui a pour effet de modérer la croissance mondiale. On s'attend en particulier à ce que, du fait que les ménages épargnent davantage et réduisent leur endettement et que le gouvernement est en train de mettre fin à son programme de relance, la croissance soit plus lente que prévu aux États-Unis (le principal marché d'exportation du Canada).
  • En Europe, des mesures d'austérité ont été prises en réaction à la crise de l'endettement dans certains pays de l'Union européenne. Même si elles augurent une croissance durable à long terme, ces mesures ralentissent pour l'instant la reprise immédiate de l'économie mondiale.
  • La forte expansion ralentit légèrement dans les pays à marché émergent, comme la Chine, dont la croissance devrait se situer entre 8 et 9 % en 2011-2012, comparativement à 12 % l'année passée. Ces pays achètent habituellement beaucoup de matières premières et en influencent les prix sur les marchés mondiaux. Ces prix revêtent une grande importance pour le Canada, car c'est un grand producteur et exportateur de matières premières.

Des facteurs intérieurs restreignent aussi la croissance au Canada :

  • La progression de la consommation devrait ralentir par rapport à ce qui était prévu en avril, pour passer à une allure davantage compatible avec la progression des revenus.
  • L'investissement dans le logement s'est contracté de façon marquée après l'expiration, en janvier, du crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire, le resserrement des conditions d'octroi des prêts hypothécaires, la hausse des taux hypothécaires et l'augmentation des prix des maisons.
  • La croissance de l'emploi a repris, mais les investissements des entreprises semblent être freinés par les incertitudes qui planent à l'échelle internationale et ne se sont pas encore relevés de la contraction marquée qu'ils ont subie pendant la récession.

Pour de plus amples renseignements au sujet de la dernière décision de politique monétaire, de l'analyse connexe ainsi que des risques entourant la projection de la Banque, veuillez consulter la livraison du Rapport sur la politique monétaire de juillet 2010.

Dix choses à savoir sur la Banque du Canada

  1. La Banque du Canada est la banque centrale du pays et elle est la propriété des citoyens canadiens. Elle a son siège à Ottawa et possède des bureaux régionaux d'un bout à l'autre du Canada.
  2. La Banque du Canada n'est pas une institution commerciale et n'offre pas de services bancaires au public.
  3. La Banque a été créée par le gouvernement fédéral en 1934 afin de « favoriser la prospérité économique et financière du Canada ».
  4. À l'appui de la conduite de ses politiques, la Banque du Canada effectue des recherches et analyses très poussées sur des questions de nature économique et financière.
  5. Elle s'emploie à préserver le pouvoir d'achat de la monnaie canadienne en maintenant l'inflation à un niveau bas, stable et prévisible, c'est-à-dire aussi proche que possible de la cible de maîtrise de l'inflation de 2 %. Pour y parvenir, elle ajuste le cas échéant son taux directeur, lequel influe sur les taux d'intérêt pratiqués par les banques commerciales et, par extension, sur le niveau d'activité économique du Canada.
  6. Elle aide à favoriser l'efficacité et la fiabilité du système financier, lequel s'est révélé résistant durant la crise de 2007-2009 par rapport à celui d'autres pays du monde.
  7. Elle surveille l'offre de billets de banque au pays et collabore avec les banques commerciales, les détaillants, les écoles et la police afin de combattre la contrefaçon.
  8. Elle agit à titre de banquier du gouvernement fédéral.
  9. Lorsqu'un compte bancaire canadien est inactif pendant dix ans, les fonds sont transférés à la Banque du Canada, qui détient aujourd'hui plus de 1 million de soldes bancaires non réclamés, d'une valeur d'environ 395 millions de dollars. Rendez-vous dans le site Web de la Banque et cherchez parmi les soldes non réclamés pour découvrir si vous avez une somme qui dort dans un compte.
  10. Le site Web de la Banque offre beaucoup d'information générale, de même que des données, analyses et outils économiques en ligne. Nous vous invitons à consulter la rubrique Au sujet de la Banque, les documents d'information, les vidéos et la section Célébrons 75 ans, ainsi que la page des publications et le site www.museedelamonnaie.ca. Ne manquez pas non plus de jeter un coup d'oeil aux taux et statistiques, au site sur les conditions du crédit, à la feuille de calcul de l'inflation et au convertisseur de devises.